congemat and co

05 août 2006

Blue suede shoes

Bon, un petit message vite fait pour dire que CA Y EST, JE PARS EN VACANCES!!!

Stockholm 5 jours en amoureux (Choup casée chez Papi-Mamie), puis 2 semaines en Bretagne.

Bonnes vacances à tous! (non, je n'ai pas souhaité de bonnes vacances tant que je ne partais pas en vacances moi-même, faut pas charrier!)

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03 août 2006

Le moisiversaire

Tous les ans, c'est la même chose. Il revient, tel un fléau de Dieu, une malédiction, un châtiment qui s'abat sur ma tête.  Je veux bien entendu parler de mon anniversaire.

Oui, je sais, vous allez me dire que ça fait la même chose à tout le monde, un vieux coup de vieux, le temps qui passe, et gnagnagna, mais ce n'est pas pour cette raison somme toute banale que ça m'énerve. Vieillir, mûrir, j'essaie de me faire une raison. Et puis on est tous logés à la même enseigne.

Non, moi, ce qui m'énerve, c'est quelque chose de beaucoup plus injuste, et au sujet duquel je me suis toujours sentie franchement lésée: ma date d'anniversaire. Born un 2 août. La loose intégrale.

Qui dit 2 août dit vacances. Dit chassés croisés sur l'autoroute. Dit personne à Paris pour ME fêter. Mon signe astrologique, c'est bison futé.

Déjà toute petite, je l'avais mauvaise, face à mes copines qui étaient les reines du bal en CE2. Ces crâneuses nées un 8 octobre ou un 15 avril avaient droit à leur gâteau d'anniversaire en classe, une petite chanson entonnée par les 25 camarades, et un goûter d'anniv chez elles. Ma mère se décarcassait pour leur trouver un cadeau (bon, à la fin, il y avait trop de goûters, elle recyclait des livres à moi qui n'avaient presque pas servi. Si Maman, on a fait ça avec mes Jules Verne!), et leurs mères à elles se reconvertissaient en disc-jockey de boîtes pour schtroumfettes. On faisait des concours de play-back sur "Les Bêtises" de Sabine Paturel, et une super choré sur Flashdance, ça c'était de la teuf!

Quant à moi, pauvre petite Calimérette, quand arrivait le 2 août, il n'y avait rien de tout ça. Pas de gâteau, pas de chanson, pas de goûter. Non, rien que les bouchons sur l'A6 et la canicule, et mes parents qui me faisaient des cadeaux de vacances (un livre sur la végétation de montagne à la montagne, par exemple).

Maintenant que je suis grande, je continue de recevoir le 30 août des coups de fil de soit-disant amis:"On est désolés, on était en vacances, on a oublié de t'appeler pour ton anniversaire!" Bon, on reste amis pour le principe (à la presque trentaine, je ne me vois pas invoquer ce motif pour  rompre des liens de 15 ans), mais quelque chose en moi se brise immanquablement. Faux amis, va!

Encore aujourd'hui, personne n'ose m'offrir des fringues classe et hype, parce que le 2 août, en magasin il n'y a que les rossignols des vieilles soldes d'été, mais pas encore la collec de la rentrée. Heureusement que personne n'a jamais osé m'offrir des tongs en solde! Ah si, quelqu'un a osé. Camille, si tu me lis, sache qu'elles m'ont été très utiles quand même!

Ca y est, je vous ai bien fait pleurer?

Bon, en vrai maintenant, j'ai des anniversaires sympas. Ma famille et mes amis au grand complet ou presque me passent un coup de fil (et me réveillent au passage, il y a je pense une sorte de concours vicelard à qui m'appellera le premier), se creuse les méninges pour me trouver des cadeaux sympas, et me dit par là tout son amour. Mon Homme me fait un petit dîner en amoureux, bref, tout ça c'est beaucoup pour la hyène égoïste et narcissique que je suis.

Et puis j'ai réfléchi à quelque chose. On a toujours envie que la terre entière appelle pour son anniversaire, et fasse quelque chose d'original, mais qu'est-ce qu'on fait pour l'anniversaire des autres, hein? Je vous le demande un peu! Ben on note dans un agenda la date des proches en priant pour ne pas oublier de les appeler le jour dit. C'est un peu la corvée en fait. Pour calculer votre coefficient d'anniversitude, je vous conseille de compter le nombre de coups de fil que vous recevez le jour de votre anniv, et de voir si dans l'année, le nombre de coups de fil que vous passez pour souhaiter les annivs des autres est inférieur, supérieur ou égal à celui-là. Dans le premier cas, vous êtes un gros égoïste, et dans le deuxième, une poire.

Le plus injuste, c'est que l'âge avançant, on n'arrive pas à se souvenir de la date d'anniversaire des amis les plus récents. Non, à la place, on a encore en tête celle de cette petite bêcheuse qui nous snobait en dernière année de maternelle. Qu'est-elle devenue, celle-là? On n'en a pas la moindre idée, mais pour un peu, on l'appellerait bien, ça lui en boucherait un coin. Bon, ça veut surtout dire qu'avec l'âge, on s'en fout un peu de son anniversaire.

N'empêche que j'y pense toujours à monter mon comité de mécontents de leur date d'anniversaire. Il y a des causes qui méritent que l'on se batte pour elles. Les aigris du 25 décembre et 29 février, tous avec moi!

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30 juillet 2006

Au service de la France

Avec l'Homme, on a regardé vendredi soir le reportage de France 3 sur le GIGN et c'était très instructif (oui, je sais, c'est la honte d'être chez soi un vendredi soir, mais nos copains sans enfants ont eu des places à l'improviste pour les Rolling Stones, alors qu'est-ce qu'on pouvait faire? Emmener Choup à la déchetterie?

Donc pour celles et ceux qui ne situent pas bien, le GIGN est le corps d'élite de la gendarmerie. Ce sont les messieurs cagoulés qui interviennent en cas de crise grave: détournement d'avion, prise d'otage...Le reportage montre comment s'effectue leur recrutement. Il y a d'abord une première sélection avec des épreuves sur 5 jours, et ensuite un pré-stage de 2 mois, avant un dernier stage de 8 mois, au terme duquel les gendarmes triés sur le volet deviennent opérationnels. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces pauvres garçons en bavent des ronds de chapeau, avec des instructeurs aussi imaginatifs que cruels. Et que je barbote en pleine nuit dans un marais à 8°, et que je cherche des indices dans une pièce parfumée au gaz lacrymogène, et que je nage dans une piscine pieds et poings liés, et que je saute du haut d'un pont avec une corde, et que je rampe dans un tuyau de canalisation sous terre de 12m de long, et de 2 cm de large!Tout cela en dormant une heure par nuit pendant des semaines, c'est plus fun bien sûr!

J'en suis arrivée à la conclusion suivante: l'Homme et moi avons tout à fait notre place dans ce corps d'élite. D'abord parce que le manque de sommeil, grâce à notre instructeur particulier, on connaît. Nous avons montré notre résistance aux multiples réveils nocturnes ces derniers mois (bibs à toute heure, ajustement de tétine qui tombe...). Nous sommes également capables, et sans masque, de changer des couches pleines de caca vert épinard ou jaune moutarde, et ce, sans retenir notre respiration! Enfin, nous nous sommes chronométrés à tour de rôle pour l'épreuve de reptation (oui, ben on n'avait rien d'autre à faire!). Comme nous n'avions pas de canalisation sous la main, nous avons utilisé notre table Ikéa modèle BANKAS, et tous les amoureux de design suédois peuvent saluer nos temps très respectables, car cette table basse est vraiment très très basse!

Je propose également d'admettre Choup en tant que membre honorifique du GIGN. D'accord, elle ne sait pas encore ramper dans la boue, mais ses efforts pour se mettre sur le ventre et léchouiller la moquette sont tout à fait louables.

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27 juillet 2006

ma voisine la folle

Vous vous rappelez du voisin siphonné de Monica et Rachel dans "Friends"? Celui qui vient sonner à leur porte toutes les 4 minutes, pour leur dire qu'elles font du bruit et effraient son chat (il n'a pas de chat)? Eh bien moi, j'ai ça au-dessus de ma tête, mais en pire.

Il faut avouer que j'ai un historique de voisinage assez intéressant à Paris. Moi qui ne connaissais jusqu'à mes dix-huit printemps que les joies bourgeoises et provinciales d'une maison privative, j'ai été bien baptisée!

Ma première voisine du dessus fut une chanteuse qui ne connut jamais les ors de la célébrité (vous ne savez pas à quoi vous avez échappé!). Elle se distinguait par de magnifiques reprises de Larusso, et une chanson originale et Herbertléonardesque dont ma soeur et moi avions fini par apprendre les paroles par coeur: "pour quelques instants de plaisiiiiiir...". C'était un tel supplice de la subir que nous étions presque décidées à aller chanter avec elle, ça nous aurait soulagées.

Mon deuxième voisin fut un chanteur-guitariste un peu plus connu ("Est-ce que la fièvre est un délit d'opinion, est-ce que ma peine était un vote de sanction, la sentinelle, qui trouve réponse à mes questions, serait-ce la bête...") qui sauta à pieds joints sur du Noir Désir avec une cinquantaine de ses amis la nuit qui suivit notre emménagement. L'Homme réveillé en sursaut (il faut le faire!) alla se plaindre et eut droit à cette merveilleuse réponse:"J'm'en fous! Appelle la police! On baissera pas!" . "Bienvenus, chers nouveaux voisins" aurait été plus approprié.

Eh bien tout cela, entendez-moi bien, n'était que roupie de sansonnet face à la terrible guerre psychologique que nous vivons aujourd'hui, avec Voisine n°3, dite "La Sorcière", pour que Choup la situe bien.

Tout a commencé il y a un an et demi, lorsque nous avons emménagé. Cela faisait au bas mot dix minutes que nous étions dans nos meubles, il était 20h02 et l'Homme décida de percer un petit trou pour accrocher un tableau dans notre nouvel appartement. La sonnette a d'emblée retenti, et une folle furieuse est apparue: la voisine du dessus. Elle a hurlé qu'on la dérangeait pendant PPDA, qu'il n'y avait jamais eu de bruit avant ("J'ai vu que vous étiez immatriculés dans le 78, ah ça, il va falloir prendre l'habitude de vivre en collectivité!" nb: c'était une voiture de société), et que c'était intolérable, qu'elle était trèèèèèèès malade, etc. On n'a pas pu en placer une. Elle est repartie aussi sec, mais notre pauvre voisine de pallier a été tellement traumatisée par ses vociférations qu'elle est venue nous voir juste après pour nous dire que non, tout le monde n'était pas comme ça dans l'immeuble. Alors pour le plaisir et parce qu'elle le vaut bien, voici un petit récap de toutes nos avanies avec elle:

- elle tape contre les canalisations si on fait la vaisselle après avoir reçu des amis le week-end

- elle vient nous demander si on n'a pas déplacé des meubles, si on n'est pas en train de s'engueuler, parce que CA FAIT DU BRUIT (je précise à nouveau qu'on habite au-dessous). Bien entendu, recevoir des gens le samedi soir passés 22h est à la limite du supportable.

- elle arrose à grande eau ses plantes (et les clients du café d'en bas PARCE QU'ILS FONT DU BRUIT) mais vient se plaindre que notre climatisation laisse tomber des gouttes au-dessus de la porte d'entrée. Bien entendu, hors de question de lui expliquer qu'avec un bébé de 4 mois et demi et 40° dehors, on se tamponne le coquillard des 2-3 gouttes tombant sur sa blondasserie suspecte!

- elle vient nous offrir une peluche immonde pour la naissance de Choup (tiens, sympa!), l'Homme la remercie en mon absence, puis elle revient quelques mois après pour se plaindre qu'incidemment, je ne l'ai pas remerciée ("dans ces cas-là, on retourne le cadeau si on n'en veut pas!"). Je vous jure que je n'invente rien.

Bien entendu, nous avons découvert assez vite qu'elle était haïe par tout le voisinage. Aussi ne doit-elle pas s'étonner s'il lui arrive de temps à autre quelques déconvenues: carte du parking bloquée par le gardien qu'elle a insulté, odeur d'urine persistante sur sa voiture (la gêne m'interdit de nommer un coupable qui m'est proche)...

Je vous passe bien entendu ses engueulades sonores avec sa fille et ses tendances exhibos (nuisette au balcon, Pâques aux tisons!).

Pendant longtemps, j'ai cru que j'étais maudite, mais après en avoir un peu discuté avec des amis, je me suis aperçue que tous subissaient également un voisin pervers. Alors la question est la suivante:

Comme pour l'attribution des places en crêche à Paris, y a-t-il des commissions d'attribution de voisins toxiques ("On vous donne le joueur de tuba débutant, on prend la maniaco-dépressive!")?

Bref, c'est tous les jours "immeuble en fête" chez nous!

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24 juillet 2006

Inquiète, moi? Jamais!

Honte sur moi...Je n'ai pas écrit depuis trèèèèèèès longtemps...Et je n'ai même d'excuse du style "partie en vacances aux îles Galapagos"! En fait, une fois n'est pas coutume, je me suis un peu laissée vivre...J'ai profité du beau temps, je suis sortie avec ou sans louloute, et partie (un peu aussi) à la campagne. Et puis coup de gueule: les commentaires se font rare! Amis lecteurs, vous qui si êtes nombreux à me lire du côté de Saint-Bonnet-les-Oules, laissez-moi des messages! Nous sommes là pour échanger, communiquer, fraterniser quoi! Sinon j'ai un peu l'impression de parler toute seule, ce qu'il m'arrive de faire aussi assez souvent, je l'admets.

Bon, vous vous rappelez, je vous disais que ma vie était super méga tip-top cool, parce que ma fille n'était pas malade. Eh bien ça y est, elle l'a presque été!

Il y a 2 semaines, un samedi très exactement, elle a commencé à ne plus manger beaucoup, à se tortiller dans les bras au moment du bib, et à dormir à des heures très bizarres, du genre 18h-4h du matin. L'angoisse m'a saisie, même si par ailleurs elle était toujours aussi souriante et pêchue. Dimanche, j'ai donc appelé le 15, qui m'a conseillé selon ses symptômes de faire venir un pédiatre, lequel s'est déplacé moyennant 100 euros (ça rapporte, l'angoisse parentale!). Il a ausculté ma fille et a diagnostiqué un reflux gastro-oesophagien. Il a pris un air grave:"c'est un traitement long et ingrat, vous n'en verrez les résultats que dans 3 semaines quand elle recommencera à manger normalement, mais il faut le faire pendant 2 mois."

Il me fallait donc donner 5 médocs par repas à ma fille, dont 2 un quart d'heure avant le bib et un une heure après, ce qui nous promettait de beaux moments, notamment vers 6 heures du matin. Comment savoir que son bébé va avoir faim, mais dans un quart d'heure? Ma fille est la spécialiste mondiale du "j'ai pas faim, j'ai pas faim, j'ai pas faim...Attends, si j'ai faim! J'AI FAIM!!!! MAINTENANT!!!!!" Et comment faire quand on veut se rendormir après le bib, on se met un réveil?

Donc le lendemain, en voyant ma fille engloutir joyeusement son bib de 210 g, j'ai commencé à avoir des doutes sur le diagnostic. Et alors là, je me suis déchaînée. J'ai appelé 5 pédiatres différents qui m'ont plus ou moins envoyée bouler ("mais enfin madame, on ne fait pas de diagnostic par téléphone!"), suis allée à la PMI pour faire peser Choup tant mon angoisse était grande, et malgré les conseils d'amies avisées ("mais elle a chaud ta fille! Nous non plus par cette cagnasse, on bouffe rien!"), suis retournée voir une pédiatre. Cette femme adorable m'a prise dans l'heure qui a suivi mon appel, et ne s'est pas moquée de mes angoisses. Bon ma fille a eu chaud, mais elle va très bien. Voilà. Fin de la non-maladie.

OK, j'ai eu confirmation que j'étais une maman inquiète. Mais j'ai aussi appris que certains médecins sont de grands malades.

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21 juin 2006

Pharma...si!

Que l'on me pardonne ce jeu de mots douteux, mais je pense être l'auteur d'une intéressante théorie économique, appelée à devenir l'un des grands enjeux du capitalisme moderne. J'appelle ça la "translation financière émotionnelle". En toute simplicité.

Quiconque a déjà fait un salon du bébé (bon, les célibataires, à moins d'avoir un goût pervers pour les poussettes trois-roues, vous n'êtes pas trop concernés) s'est un peu rendu compte que les marchands du temple attendent les futurs parents comme au coin d'un bois pour leur refourguer tout un tas de matos plus ou moins utile: écharpe indienne qui nécessite un bac+6 en nouage, abonnement à "Parents stressés mag", et bien sûr, thème de chambre "jolie princesse". Bon, c'est pas franchement passionnant. La seule et unique fois où nous sommes allés à un salon du bébé, l'Homme et moi, on s'est fait racoler par un commercial d'une caisse d'épargne-retraite qui nous poursuit encore aujourd'hui par téléphone! D'ailleurs, ça nous avait bien déprimés: vous devenez parents, vous ne serez plus jamais des djeunes cools qui vivent sans souci du lendemain. Non, vous aurez des plans d'épargne-retraite. Pourquoi pas la convention-obsèque, hein?

Mais je m'éloigne de mon sujet. Vous l'aurez compris, le jeune parent est une proie facile de la méphistophélique consommation, parce qu'il veut le mieux du mieux pour la prunelle de ses yeux, pour ce petit oiseau qui se doit d'avoir un nid ressemblant à la suite de Madonna au Ritz. Tous les achats que son égoïste de père ou mère faisait auparavant pour sa pomme (week-end teuf à Londres, jouets high-tech, collec de pulls "Comptoir des cotonniers") sont annulés et remplacés par des dépenses somptuaires chez Natalys. Tout ça pour un petit individu qui fait sous lui 3 fois par jour.

Je pensais avoir déjoué ce genre de piège, en me faisant par exemple prêter tout un tas de choses (ma fille a ainsi tellement de fringues empruntées à droite et à gauche qu'on dirait un bébé d'occasion).  Et en fait, je me trompais. Moi aussi, j'ai opéré ma translation financière émotionnelle...Laquelle est-ce...Suspense...(En même temps, si vous avez lu mon titre foireux, le suspense est moyen)

Voilà, je suis toujours fourrée à la pharmacie. Mais attention, ma fille n'est jamais malade (du moins pas encore)! C'est juste qu'outre la boîte de lait vendue au prix du caviar, je prends un plaisir immense à me ruiner en produits Klorane et Mustela pour bébé qui sent bon (5 minutes par jour, le reste du temps le bébé sent le lait et/ou le caca): savons surgras pour peau sèche, shampooing à la camomille, tétines multicolores, laits de toilette, et tutti quanti. Forcément, je n'ai plus l'argent nécessaire pour faire chauffer ma CB en crèmes hydratantes fort onéreuses, cosmétiques bios et parfums luxueux. Mais le pire dans tout ça, c'est que je m'en fiche! Je suis ravie! J'ai l'impression d'être une bonne mère, et je me fais plaisir!

Si on m'avait dit que j'adorerais faire collection de toute la gamme Mustela, franchement...

Et vous? Comment s'est opérée votre translation financière émotionnelle? (les propriétaires de chiens et chats, ça marche aussi pour vous!)

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13 juin 2006

hot stuff

Qué calor...Une vraie canicule...D'ailleurs dans mon appart, il fait à peine moins chaud que dehors! Il y a des jours où on regrette amèrement d'être parisien, je vous assure. Allez, petit récap de tout ce que je fais pour que Choup n'ait pas trop chaud (et si vous avez une grand-mère, faites tout pareil):

- fenêtres ouvertes et volets fermés toute la journée

- dodo en couches, only

- hydratation régulière du bébé: bibs d'eau à volonté + brumisation (ma marotte: je poursuis ma fille avec mon brumisateur La Roche-Posay toute la journée. Ca lui fait un peu peur, cette agression à l'eau minérale, mais faut c'qui faut) + bains à 32° matin et soir. J'ai testé 30° hier, mais ça ne lui plaisait pas du tout!

- à chaque sortie (après 16h), c'est chapeau + lunettes de soleil + crème solaire et ombre le plus possible

- pour le ventilateur, je lui mets de temps en temps, mais j'ai peur que ce soit trop agressif. Donc je compense en allumant en même temps son humidificateur d'air. Vous me trouvez cinglée?

Bref, c'est du boulot à plein temps. Et si ça ne s'arrange pas dans les jours qui viennent, j'émigre à la campagne!

Petit quart d'heure culturel: savez-vous d'où vient le mot canicule? Ca veut d'abord dire "petit chien" (du latin "canis"). C'est à cause de la constellation de la canicule (étoiles qui forment un chien) et qui n'est visible qu'aux mois d'été!

A votre service!

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07 juin 2006

THE cap

On me l'avait dit, je ne pouvais y croire, mais c'est VRAI.

Il y a bel et bien un cap des 3 mois avec un bébé.

Avant, ma vie était une horreur, j'arpentais les couloirs toute la journée et je me levais 12 fois par nuit. J'étais mal dans ma peau de mère baby-bluesée, et totalement dépassée. Mais c'est fini tout ça, maintenant que j'utilise un bébé plus vieux, plus mature, plus souriant, un bébé de presque 3 mois! Glory, glory, alléluïa!

Oui, je sais, il y aura les dents, les maladies puis les caprices, me diront certaines méchantes langues. OK. Mais ne boudons pas notre plaisir! Carpe diem!

D'abord, il fait beau, et ça nous fait du bien à toutes les deux. Choup a droit à de longues balades dans son landeau avec toit ouvrant, les petons à l'air, et moi telle une fleur héliotrope, sous l'action bienfaisante du soleil, je revis! Je vais d'ailleurs bientôt étrenner ma toute nouvelle jupe boule achetée hier. Pour celles qui l'ignorent, le jupon est totalement has-been. Non, il faut dorénavant une jupe boule, à laquelle je promets un brillant avenir cet hiver.

Ensuite, quelques personnes ont fait récemment irruption dans notre quotidien parfois monotone, il faut bien l'avouer. D'abord Caroline, qui participait à mon cours de préparation à l'accouchement, et que j'ai retrouvé au détour d'un square, d'une manière fortuite. Elle est en congemat aussi, et son loulou a 10 jours de moins que ma louloute. On va se faire des courses de poussettes dans les parcs, on se l'est promis. Détail qui a son importance: Caroline habite à 200m de chez moi. On a décidé de se garder les loupiots à tour de rôle, les soirs où on aura chacune envie de sortir retrouver le monde de la night avec nos Hommes. Ensuite Corinne. Corinne est ma nouvelle grande amie. Corinne est ma presque voisine, et elle me garde Choup 2 après-midi par semaine, moyennant une somme extrêmement modique. Corinne est adorable avec ma fille. Corinne est formidable. Du coup, j'ai pris une carte de 10 entrées pour les piscines municipales parisiennes, histoire de refaire ce que j'appelais mes abdos au paléolithique.

Enfin, ma choupinette fait de plus en plus de sourires et émet ses opinions de manière nuancée mais définitive ("Apou! Agapou! Areuh! Rapou!"). Oui, je sais, elle va un peu loin. Elle commence à utiliser ses mains pour porter à sa bouche son papillon, sur lequel elle bave consciencieusement. Elle se regarde avec attention dans les miroirs. Elle est de plus en plus jolie.

Et ce n'est que le début...

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31 mai 2006

allergies

Me voici de retour, après une exquise escapade bretonne. Nous étions 4 pour nous occuper de ma fille, le rêve! J'ai siesté, me suis promenée avec mon tendre et cher, et j'ai même testé le massage shiatsu (super énergique, j'ai failli me trouver mal à la sortie).

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de ne pas parler de Choupinette today. Avec ma soeur, on a un jeu très intéressant que je vous soumets: quelle est la personnalité show-bizz que vous ne pouvez absolument pas supporter? Attention, il ne s'agit pas d'une petite antipathie, non, mais d'une véritable détestation, qui vous conduit à changer de chaîne immédiatement lorsque vous la voyez, à ressentir des pulsions meurtrières . Bien entendu, cette haine est souvent sans motif, ou alors totalement vaseux, ça la rend d'autant plus drôle.

En ce qui me concerne, et j'en suis désolée, je ne peux absolument pas supporter Sandrine Kiberlain. D'abord, c'est une "molle", et je la place dans la même catégorie qu'Elodie Bouchez, qui est une "molle" également. En plus, elle fait tout le temps la tronche. Qu'est-ce qu'elle a l'air de s'ennuyer dans la vie! J'ai horreur des gens qui prennent des airs blasés tout le temps. Enfin, elle chante. Du moins, elle essaie. Ca la place donc également dans la catégorie des actrices qui chantent et me cassent les pieds. C'est comme ça qu'Agnès Jaoui a énormément baissé dans mon estime!!!

Bon, je suis bien injuste envers cette pauvre Sandrine, et j'ai de piètres motifs de l'être. Mais j'assume! Je pourrais également mettre dans cette catégorie Tina Arena, qui me casse les oreilles, et à laquelle je paierais volontiers un aller simple pour l'Australie. C'est cher, mais elle le vaut bien. J'ajoute aussi la quasi totalité des Enfoirés, cette bande de généreux millionnaires.

L'Homme quant à lui a les poils qui se hérissent lorsqu'il voit Jane Birkin. Bizarre, marce que moi je l'aime bien. Je trouve qu'elle ferait une grand-mère idéale (et je la marierais avec Jean Rochefort, qui est mon grand-père idéal).

Voilà. J'attends que vous me fassiez part de vos allergies, mais on est bien d'accord: hors de question d'enfoncer des portes ouvertes (genre Bataille et Fontaine, ou Christine Bravo)!

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22 mai 2006

chose promise...

Allez, je vous avais promis que je dirais aussi quels étaient les beaux moments de la maternitude. Les voici:

- quand je vais dire bonjour à ma fille qui gazouille dans son berceau. Elle ouvre de grands yeux ronds ("Vous zici?") et puis me fait de beaux sourires. C'est bien la première fois de ma vie que ma simple présence enthousiasme à ce point!

- quand elle dort la bouche ouverte et les mains en l'air. A filmer!

- quand je lui chante "bateau sur l'eau", mon grand tube, dans son bain. D'une manière générale, les chansons que je peux lui chanter la calment et lui plaisent. C'est bien la première fois de ma vie que ma voix de crécelle enthousiasme à ce point (bis)! Son père, par exemple, n'aime pas du tout m'entendre et prend un malin plaisir à fredonner "Que je t'aime" lorsque j'ai envie de faire des vocalises. JE HAIS CETTE CHANSON!!! Il arrive ainsi à me faire taire, l'infâme!

- quand elle s'endort sur moi

-quand elle est tout excitée par un jouet: elle lève les bras en l'air, écarquille les mirettes et pousse de petits grognements, du genre "toi, un jour ou l'autre, je vais te faire ta fête!"

- quand elle est malheureuse et qu'elle fait "the moue", un U inversé avec la bouche. Je fond complètement, et je la prend dans mes bras. En général, elle arrête de pleurer. C'est la première fois de ma vie que mes bras consolent aussi bien de tous les chagrins.

En fait, et c'est ça qui est magique, c'est souvent la première fois pour tout, avec un bébé.

Cette semaine, je pars au bord de la mer, je ne vais donc peut-être pas bloguer. Ni me baigner d'ailleurs, vu le temps. Pfff!!!!

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